Être mère n’est pas un concours (et encore moins une story Insta)

Ni un concours de Pinterest. Ni un épisode de Super Nanny.

Et pourtant, on y retombe parfois. À force de voir des comptes ultra-filtres, des DIY parfaits et des routines du matin à 5h15, on se dit qu’on devrait faire “mieux”.

Mais si on arrêtait ?Si on choisissait plutôt “suffisamment bon”, “à mon rythme”, “comme je peux avec ce que j’ai” ?

Cette semaine, chez MamAndTheCity, on s’est souvenu que nos enfants ont surtout besoin d’une maman présente. Pas d’une maman parfaite.

Et devine quoi ? Ça enlève une pression énorme.

Petit mantra à coller sur ton frigo : “Je suis une bonne mère même quand je fais des coquillettes ketchup”.

La santé mentale, c’est pas un luxe, c’est une base

Parce que non, on ne peut pas “tout gérer”. Et surtout pas en souriant.Si tu lis ces lignes avec trois alertes WhatsApp, un onglet CAF ouvert et un fond sonore “Maaaman j’ai fini !”, respire. À fond. Encore.La santé mentale, c’est pas un bonus qu’on s’offre entre deux lessives. C’est une base. Comme boire de l’eau ou dormir (deux trucs qu’on oublie déjà trop souvent).On n’est pas censées tenir bon en permanence. Parfois, on lâche. Et c’est sain.Chez MamAndTheCity, on milite pour que le care ne soit pas qu’un mot joli sur Instagram : c’est une nécessité. Alors cette semaine, on a juste éteint nos notifs. Et on a dit “non”.C’était inconfortable. Et libérateur.🧩 À retenir : Tu n’as rien à prouver. Surtout pas au monde. Priorise-toi, même (et surtout) quand tu n’en as pas l’habitude.

Visibiliser la santé mentale est un enjeu vital


Visibiliser la santé mentale : un enjeu vital

La santé mentale fait partie intégrante de la santé globale, au même titre que la santé physique. Pourtant, elle reste encore entourée de tabous, de jugements et de croyances erronées. Par peur d’être incompris, étiquetés ou rejetés, beaucoup choisissent de se taire. Il est temps de changer le regard collectif, de briser les silences, et de rappeler que parler de santé mentale, ce n’est pas une faiblesse, c’est du courage.

Des tabous tenaces

  • “C’est dans ta tête” : comme si souffrir psychiquement n’était pas réel.
  • “Il faut être fort” : comme si demander de l’aide était un aveu d’échec.
  • “Ça va passer tout seul” : comme si le mal-être se soignait avec de la volonté.

Ces croyances renforcent l’isolement des personnes concernées et les empêchent de trouver le soutien nécessaire.

Pourquoi visibiliser ?

Rendre visible la santé mentale, c’est :

  • Nommer ce qui est tu : burn-out, dépression, anxiété, troubles post-partum, etc.
  • Humaniser les parcours : montrer qu’on peut être parent, professionnel, étudiant… et traverser des difficultés psychiques.
  • Normaliser la diversité des vécus : tout le monde peut être concerné, à tout moment de sa vie.
  • Favoriser l’accès à l’aide : en montrant qu’il existe des ressources, des professionnels, des réseaux de soutien.

Briser les croyances limitantes

  • “La santé mentale, c’est pour les fous” → Faux. C’est un spectre qui nous concerne tous, à des degrés divers.
  • “Les parents doivent tout gérer” → Non. Il est normal de flancher, de douter, de demander de l’aide.
  • “Si on en parle, on dramatise” → Non. Parler, c’est prévenir, sensibiliser, et parfois sauver des vies.

Une responsabilité collective

Visibiliser la santé mentale, ce n’est pas uniquement l’affaire des psychologues ou des associations. C’est un acte politique, social, humain. Cela passe par :

  • Le témoignage
  • La formation (comme les premiers secours en santé mentale)
  • La représentation dans les médias, les entreprises, les écoles
  • La création de lieux sûrs où parler devient possible

Mettre des mots sur le mal-être, c’est déjà commencer à guérir. Plus nous rendons la santé mentale visible, plus nous offrons aux autres la permission d’exister pleinement, même dans leur fragilité. Et si on faisait de l’écoute, de l’empathie et de la prévention, les piliers d’une société vraiment inclusive ?


Être mère, TDAH, HPI et libre : la maternité m’a révélée

Maternité, TDAH et HPI : comment j’ai libéré mon potentiel

Être mère, TDAH, HPI et libre : la maternité m’a révélée

Je suis TDAH. Je suis HPI. Je suis maman.
Et pendant longtemps, j’ai cru que tout ça était trop.
Trop dispersée, trop intense, trop sensible, trop dans la lune, trop dans la tête, trop dans le cœur.

Aujourd’hui, j’ose enfin dire que je ne suis pas trop. Je suis moi. Et ça change tout.

Une vie en tempête intérieure

Avant de devenir mère, je fonctionnais en surrégime.
Toujours une idée à la minute, jamais capable de rester assise sans que mon esprit s’échappe ailleurs.
Je culpabilisais de ne pas finir ce que je commençais, de passer d’un projet à un autre, de procrastiner certaines choses alors que j’en terminais d’autres en un éclair.

Je croyais que j’étais paresseuse, instable, ou pire… incapable.
Mais je n’étais pas incapable.
J’étais différente.

Mon cerveau fonctionne vite, en arborescence, il s’ennuie si on le force à rester dans une ligne droite.

La maternité : chaos ou catalyseur ?

Quand je suis devenue maman, je pensais que ça allait m’achever.
Que mon cerveau allait exploser sous la charge mentale, le bruit, le désordre, la fatigue.
Et c’est vrai : ça a été violent.
Mais cette tempête-là a aussi été une révélation.

Parce que dans ce chaos, je n’avais plus d’autre choix que d’être vraie.
Mon masque est tombé. Mes failles, mes forces, tout est remonté à la surface.

Et paradoxalement, c’est la maternité qui m’a structurée.
Elle m’a obligée à revenir à l’essentiel, à poser des limites, à comprendre mes besoins.
Je ne pouvais plus tout faire. Alors j’ai commencé à faire ce qui comptait vraiment.

Libérer ma créativité : un besoin vital

Depuis toute petite, j’ai toujours eu des idées plein la tête.
Des projets, des histoires, des envies de créer.
Mais j’ai longtemps mis ça de côté. Parce que « ce n’est pas sérieux », parce que « tu ne vas pas vivre de ça », parce que « tu changes tout le temps d’avis ».

Aujourd’hui je sais que la créativité est mon exutoire, mon équilibre, mon moteur.
Elle m’aide à canaliser mon mental, à réguler mes émotions, à me sentir vivante.

Créer, écrire, imaginer, partager…
Ce n’est pas un loisir.
C’est une nécessité.
C’est ma façon de respirer.

Et si je veux être une mère présente, aimante, stable…
Alors j’ai besoin de me reconnecter à ce qui me nourrit intérieurement.

Être soi, sans peur du jugement

Pendant longtemps, j’ai eu peur d’être jugée.
Trop intense. Trop sensible. Trop dispersée.
Pas assez organisée. Pas assez patiente. Pas assez comme il faut.

Mais j’ai compris que plus je joue un rôle, plus je m’éloigne de moi-même.
Et plus je m’éloigne de moi-même, plus je me perds, je m’épuise, je me sens vide.

Alors j’ai décidé de faire le chemin inverse :
Revenir à moi. M’aimer comme je suis. Me libérer du regard des autres.

Et dans ce chemin-là, j’ai trouvé ma mission :

  • ✨ Accompagner d’autres femmes à s’aimer, à se comprendre, à se révéler.
  • ✨ Créer un espace bienveillant pour celles qui ne rentrent pas dans les cases.
  • ✨ Porter la voix des mères, des neuroatypiques, des sensibles, des créatives.

Et si on arrêtait de se juger ?

Aujourd’hui je suis encore en chemin.
Mais j’avance avec confiance.
Et surtout avec une conviction profonde :

👉 On n’est pas « trop ». On est puissantes, complexes, vivantes.
Et ça mérite d’être célébré.

À toutes les femmes TDAH, HPI, mamans ou pas, qui cherchent leur place dans ce monde trop carré pour nos esprits en spirale : vous n’êtes pas seules. Et vous êtes exactement comme vous devez être.

Burnout maternel : comprendre, reconnaître et s’en sortir

Burnout maternel : quand l’épuisement devient un cri du cœur

Burnout maternel : quand l’épuisement devient un cri du cœur

Être maman, c’est souvent jongler entre mille responsabilités. Mais parfois, la fatigue devient écrasante, la patience s’épuise et la sensation d’être submergée s’installe. Le burnout maternel n’est pas une fatalité, mais il est essentiel de le reconnaître pour mieux s’en protéger.

Le burnout maternel, c’est quoi exactement ?

Le burnout maternel est un épuisement physique, émotionnel et mental lié à la charge maternelle. Contrairement à une simple fatigue passagère, il s’installe sur la durée et impacte profondément la maman… mais aussi son entourage.

Les signes qui doivent alerter

Le burnout maternel se manifeste par plusieurs symptômes :

  • Une fatigue extrême, qui ne passe pas même après le repos
  • Un sentiment d’être dépassée, de ne plus rien contrôler
  • Une irritabilité excessive, une perte de patience envers les enfants
  • Un désintérêt pour les tâches du quotidien, voire pour ses enfants
  • Une sensation d’isolement, de solitude face à la charge mentale
  • Des douleurs physiques (migraines, tensions musculaires, troubles du sommeil…)

Pourquoi tant de mamans sont concernées ?

Le burnout maternel est souvent le résultat d’une accumulation :

  • Une charge mentale énorme : penser à tout, tout le temps
  • Un manque de soutien : se sentir seule face aux responsabilités
  • Une pression sociale : devoir être une mère parfaite
  • Un manque de temps pour soi : tout donner aux autres, sans s’écouter

Comment prévenir et surmonter le burnout maternel ?

Heureusement, il existe des solutions pour retrouver un équilibre :

  • ✅ S’autoriser à ne pas être parfaite : lâcher prise sur les injonctions
  • ✅ Oser demander de l’aide : famille, amis, professionnels
  • ✅ Prendre du temps pour soi : même quelques minutes par jour
  • ✅ Exprimer ses émotions : ne pas garder tout pour soi
  • ✅ Se reconnecter à ses besoins : sommeil, alimentation, activités qui font du bien

Le burnout maternel n’est pas une faiblesse. C’est un signal d’alarme qu’il faut écouter pour retrouver du bien-être et du plaisir dans la maternité.

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La charge mentale des mères : un fardeau invisible et épuisant

La charge mentale des mères : un fardeau invisible et épuisant

Aujourd’hui, les femmes jonglent plus que jamais avec de multiples rôles. En plus d’être mères, elles sont souvent actives professionnellement, organisatrices du quotidien familial, gestionnaires de la vie sociale et éducative de leurs enfants, tout en devant maintenir un équilibre entre leurs aspirations personnelles et les attentes de la société. Parmi ces rôles se cache une pression invisible mais omniprésente : la charge mentale.

Qu’est-ce que la charge mentale ?

Le concept de charge mentale désigne l’ensemble des préoccupations et responsabilités invisibles qui pèsent sur les épaules des femmes, en particulier des mères. Ce sont toutes ces tâches que l’on doit gérer en permanence dans sa tête : penser à l’anniversaire du petit dernier, planifier les courses, anticiper les rendez-vous médicaux, gérer les factures ou organiser les activités extrascolaires. Autant de micro-décisions qui s’accumulent et laissent peu de place au répit.

Contrairement aux tâches domestiques ou professionnelles visibles, la charge mentale est une responsabilité constante qui ne prend jamais fin. Elle crée une sorte de « to-do list » mentale qui encombre l’esprit en permanence, créant une sensation d’épuisement mental difficile à nommer.

Pourquoi la charge mentale affecte-t-elle surtout les mères ?

Bien que la répartition des tâches ménagères et parentales ait évolué au fil des décennies, les mères assument encore une part disproportionnée des responsabilités domestiques. Cela est souvent renforcé par des stéréotypes de genre ancrés dans la société : la mère est vue comme la principale responsable de l’éducation et du bien-être des enfants. En conséquence, même dans les couples où les pères participent aux tâches ménagères, les mères portent souvent la responsabilité de l’organisation et de la planification.

Cet « épuisement invisible » peut devenir écrasant, surtout lorsqu’il est combiné à des responsabilités professionnelles. La fatigue accumulée peut entraîner des sentiments de culpabilité, de frustration, voire de dépression, surtout si la mère se sent isolée ou peu soutenue.

Les effets sur la santé mentale

La charge mentale peut avoir des conséquences profondes sur la santé mentale des mères. Le sentiment d’être constamment sous pression peut mener à un épuisement émotionnel, voire à un burnout parental. Les mères peuvent ressentir une fatigue chronique, un sentiment d’incompétence ou de découragement face à la quantité de tâches à accomplir. Cette surcharge cognitive, émotionnelle et physique engendre souvent du stress et de l’anxiété, laissant peu de place pour le repos ou la détente.

À long terme, cela peut aussi affecter les relations familiales et de couple, car le manque de communication ou de partage des responsabilités peut créer des tensions et des incompréhensions.

Comment alléger la charge mentale ?

Pour soulager la charge mentale des mères, il est crucial de reconnaître son existence et son impact. Quelques pistes peuvent être envisagées pour y remédier :

  • Partage des responsabilités : Il est essentiel que la charge mentale soit reconnue et partagée équitablement entre les membres du couple. Cela implique non seulement de répartir les tâches physiques, mais aussi la gestion de l’organisation et de la planification.
  • Communication ouverte : Discuter de la répartition des rôles au sein de la famille permet de mieux comprendre les attentes et les besoins de chacun. Une bonne communication aide à éviter les malentendus et à alléger la pression.
  • Déculpabilisation : Il est important de se rappeler qu’aucune mère n’est parfaite et qu’il est impossible de tout gérer seule. Apprendre à déléguer, à accepter l’imperfection et à lâcher prise peut grandement aider à réduire la charge mentale.
  • Soutien social : Créer un réseau de soutien, que ce soit au sein de la famille, des amis ou via des communautés en ligne, peut offrir un espace de partage et d’échanges. Des initiatives comme les groupes de soutien ou les rencontres entre mères permettent de rompre l’isolement et de se sentir moins seule face aux défis parentaux.
  • S’accorder du temps pour soi : Même si cela semble difficile à intégrer dans un emploi du temps chargé, il est primordial de s’octroyer des moments de pause. Prendre soin de soi, se reposer ou pratiquer des activités de bien-être (sport, méditation, lecture) permet de recharger ses batteries et d’alléger la pression mentale.

Vers une reconnaissance collective

Reconnaître la charge mentale des mères, c’est aussi entamer un changement dans la société. Cela passe par des discussions ouvertes sur le rôle des pères dans la parentalité, l’égalité des sexes dans la répartition des tâches domestiques, mais aussi par des politiques publiques adaptées, comme l’aménagement du temps de travail ou le soutien aux familles. Il est essentiel de valoriser le travail invisible accompli quotidiennement par des millions de mères, pour qu’elles puissent enfin respirer un peu plus librement.

La charge mentale ne devrait pas être le prix à payer pour l’amour de ses enfants. En en prenant conscience, en la partageant et en brisant les tabous qui l’entourent, nous pouvons construire une société où les mères peuvent s’épanouir sans se sacrifier.

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Faire Famille : Créer des Liens et Tisser des Souvenirs

Faire Famille : Créer des Liens et Tisser des Souvenirs

Le concept du « faire famille » va bien au-delà de la simple cohabitation sous le même toit. Il représente la construction d’un ensemble de liens affectifs, sociaux, et parfois même culturels, qui unissent les membres d’une famille, quel que soit leur lien biologique ou légal. Cette notion prend tout son sens dans un monde où les configurations familiales sont de plus en plus variées : familles monoparentales, recomposées, adoptives, et aussi les familles de cœur, formées par des amis ou proches, pour ceux qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas avoir d’enfants.

La Diversité des Modèles Familiaux

Le « faire famille » englobe toutes les formes de familles, qu’elles soient traditionnelles ou modernes. Que vous soyez une mère célibataire, un couple homosexuel, une famille recomposée, ou que vous ayez choisi de créer une famille de cœur avec vos amis, l’essentiel est la qualité des liens que vous construisez avec vos proches. Chaque famille, quel que soit son modèle, a la capacité de créer un environnement chaleureux, sécurisant, et aimant pour ses membres.

Le Rôle des Rituels et des Souvenirs

Les rituels familiaux jouent un rôle central dans le « faire famille ». Que ce soit un dîner hebdomadaire, une promenade dominicale, ou une tradition de vacances, ces moments partagés renforcent le sentiment d’appartenance. Ils permettent également de créer des souvenirs qui sont souvent transmis de génération en génération, contribuant ainsi à l’identité familiale.

L’Importance de la Communication

La communication est le ciment du « faire famille ». C’est à travers elle que se tissent les liens, que se règlent les conflits, et que se partagent les joies et les peines. Une communication ouverte et bienveillante est essentielle pour maintenir des relations harmonieuses et pour permettre à chaque membre de la famille de se sentir écouté et respecté.

Soutien et Solidarité

Le « faire famille » signifie aussi être présent les uns pour les autres, dans les moments de bonheur comme dans les moments de difficulté. Le soutien mutuel et la solidarité sont des piliers fondamentaux qui permettent de surmonter les épreuves ensemble et de se renforcer mutuellement.

Le Rôle de la Parentalité dans le Faire Famille

Les parents ont un rôle essentiel dans la construction de cette dynamique familiale. Ils ne se contentent pas d’élever des enfants, mais contribuent activement à créer un environnement où chaque membre de la famille peut s’épanouir. Cela implique parfois de revoir ses priorités, de faire des sacrifices, mais aussi de s’accorder le droit à l’erreur et à l’imperfection.

Conclusion

Le « faire famille » est une entreprise continue, qui demande de l’attention, du temps, et de l’amour. C’est un processus dynamique, où chacun contribue à sa manière à la richesse et à la diversité des liens familiaux. 

Chez MamAndTheCity, nous valorisons et soutenons toutes les formes de familles, convaincus que chaque modèle a la capacité de créer des environnements épanouissants pour tous ses membres. 

Parce que finalement, faire famille, c’est tisser ensemble une toile de liens solides et chaleureux, où chacun trouve sa place et peut s’épanouir.

La Santé Mentale des Mères en France : Un Enjeu Social

La Santé Mentale des Mères en France

La santé mentale des mères en France est une question de plus en plus reconnue, mais encore souvent négligée dans le débat public. Dans un contexte social où les exigences et les pressions sur les femmes, et particulièrement sur les mères, sont élevées, il est essentiel de comprendre et d’aborder les défis spécifiques auxquels elles sont confrontées.

Une Réalité Complexe

Les mères en France, qu’elles soient salariées, entrepreneures, ou au foyer, doivent jongler entre leurs responsabilités professionnelles et familiales. Cette double charge, souvent appelée « double journée », peut entraîner une surcharge mentale significative. Selon une étude de l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques (INSEE), près de 70% des mères actives déclarent éprouver des difficultés à concilier vie professionnelle et vie familiale.

Le Tabou de la Détresse Psychologique

Parler de santé mentale reste tabou en France, et cela est particulièrement vrai pour les mères. La société tend à idéaliser la maternité, laissant peu de place à l’expression de sentiments négatifs ou de difficultés. Cette pression sociale pousse de nombreuses mères à souffrir en silence, craignant d’être jugées ou considérées comme de « mauvaises mères ».

Impact de la Pandémie de COVID-19

La pandémie de COVID-19 a exacerbé ces défis. Les confinements successifs et l’incertitude économique ont augmenté le stress et l’anxiété chez de nombreuses mères. Les études montrent une augmentation significative des troubles anxieux et dépressifs chez les mères pendant cette période. Les services de santé mentale ont été submergés, et l’accès à l’aide est devenu encore plus difficile.

Soutien et Solutions

Heureusement, des initiatives commencent à émerger pour soutenir les mères. Des associations comme « Maman Blues » ou « Les supersmamansFrance » offrent des espaces de discussion et de soutien. Le label Mamandthecity, par exemple, propose des professionnels sensibilisés aux difficultés maternelles et soutient activement la santé mentale des mères. Leurs événements inclusifs, tels que les Mam&coffee ou Mam&book’s, visent à rompre l’isolement en offrant des moments de rencontre et de partage. Le gouvernement a également mis en place des mesures pour améliorer la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, comme le développement des structures de garde d’enfants et des congés parentaux plus flexibles.

L’Importance de l’Autosoins

Encourager les mères à prendre soin d’elles-mêmes est essentiel. Les professionnels de la santé recommandent des pratiques de bien-être comme la méditation, l’exercice physique régulier, et des moments de détente. Des programmes de sensibilisation dans les entreprises peuvent également aider à créer un environnement de travail plus compréhensif et accommodant.

Conclusion

La santé mentale des mères en France est un enjeu social majeur qui nécessite une attention accrue. Il est vital de briser les tabous, d’améliorer les ressources disponibles et de soutenir les mères dans leurs multiples rôles. En tant que société, nous devons reconnaître et valoriser l’importance de la santé mentale des mères pour le bien-être de toute la communauté.

La Santé Mentale des Mères en France : Un Enjeu Social

La parentalité et la santé mentale

Trouver un Équilibre Essentiel

La parentalité est une aventure enrichissante mais complexe, remplie de joies, de défis et parfois de stress intense. L’impact de la parentalité sur la santé mentale est un aspect crucial souvent négligé, mais pourtant fondamental pour le bien-être des parents et des enfants. 

Les Défis de la Parentalité

Dès les premiers jours de la naissance d’un enfant, les parents sont confrontés à des défis significatifs : le manque de sommeil, les pleurs incessants, les changements hormonaux, et le réajustement de la dynamique familiale. Ces défis peuvent facilement devenir accablants et mener à des sentiments d’anxiété et de dépression.

Les Facteurs de Stress Courants :

  1. **Manque de Sommeil : Le sommeil perturbé est une réalité pour la plupart des nouveaux parents. Le manque de sommeil chronique peut affecter la concentration, l’humeur et la santé physique.

   

  1. **Pression Sociale :Les attentes de la société et les normes parentales peuvent créer une pression supplémentaire, rendant les parents inquiets de ne pas être à la hauteur.
  1. **Équilibre Travail-Vie : Jongler entre les responsabilités professionnelles et familiales est un défi de taille, souvent source de stress et de culpabilité.
  1. **Isolement Social : La parentalité peut parfois mener à un sentiment d’isolement, surtout pour les parents qui sont à la maison avec leur enfant.

L’Importance de la Santé Mentale

La santé mentale des parents est essentielle pour un environnement familial sain. Un parent stressé ou déprimé peut, sans le vouloir, influencer négativement le développement émotionnel et psychologique de l’enfant. Prendre soin de sa propre santé mentale n’est pas un acte égoïste, mais une nécessité pour être le meilleur parent possible.

Conséquences d’une Mauvaise Santé Mentale :

– Anxiété et Dépression :

L’épuisement et le stress constant peuvent mener à des troubles de l’humeur.

– Relations Familiales Tendues :

Le stress et la frustration peuvent affecter la communication et la qualité des relations avec le partenaire et les enfants.

– Impact sur les Enfants :

Les enfants sont sensibles aux émotions de leurs parents et peuvent développer des troubles de l’attachement ou de l’anxiété.

Stratégies pour Préserver la Santé Mentale

  1. **Demander de l’Aide :** Ne pas hésiter à demander du soutien à la famille, aux amis, ou à des professionnels de la santé mentale. Participer à des groupes de soutien parental peut également être bénéfique.
  2. **Prendre du Temps pour Soi :** Accorder du temps pour des activités personnelles, même courtes, peut aider à recharger les batteries et à réduire le stress.
  3. **Établir une Routine :** Une routine bien définie peut aider à structurer la journée et à réduire l’incertitude.
  4. **Pratiquer la Pleine Conscience :** Des techniques comme la méditation et la pleine conscience peuvent aider à gérer le stress et à rester présent dans l’instant.
  5. **Éducation Parentale :** Suivre des cours ou lire des livres sur la parentalité peut fournir des outils et des stratégies pour gérer les défis quotidiens.
  6. **Communiquer Ouvertement :** Entretenir une communication honnête avec son partenaire sur les défis et les besoins peut renforcer la solidarité et la compréhension mutuelle.

La parentalité est une période de grande transformation et d’adaptation. Il est crucial pour les parents de reconnaître l’importance de leur propre santé mentale et de prendre des mesures proactives pour la préserver. En prenant soin d’eux-mêmes, les parents créent un environnement familial plus stable et aimant, bénéfique pour leur propre bien-être et celui de leurs enfants. La parentalité n’est pas seulement une question de donner le meilleur à ses enfants, mais aussi de se donner les moyens d’être les meilleurs parents possibles